Le Gwenn ha du, le drapeau breton

gwenn ha du flottant
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Le drapeau de la Bretagne actuellement le plus répandu, le Gwenn ha du (Blanc et noir en breton) a été dessiné en 1923 par Morvan Marchal, architecte et militant nationaliste breton. Il comporte 9 bandes horizontales (5 noires et 4 blanches), avec au bord supérieur gauche un canton au semé d'hermine plain. Comme son nom l'indique, ce drapeau n'a aucun élément coloré, ce qui est très rare.

Morvan Marchal n'a laissé que peu d'explications sur ses choix graphiques. Voici ce qu'il écrit en 1937 :

«  J'ai donc pensé et continue à croire, qu'en conservant au maximum les hermines primitives, l'on pouvait composer un drapeau breton d'esprit moderne. En voici la signification :
1° Au coin gauche du drapeau, un quartier d'hermines innombrables ;
2° Neuf bandes égales alternativement noires et blanches, couleurs traditionnelles, lesquelles représentent : les blanches, les pays bretonnants : Léon, Trégor, Cornouaille, Vannetais ; les noires les pays bretons gallos : Rennais, Nantais, Dolois, Malouin, Penthièvre. » 

Il manque notamment des précisions sur les raisons de la mise en quartier du semé d'hermine ou sur la proportion de l'ensemble. Cependant on retrouve dans ce drapeau de nombreuses références à d'autres drapeaux et à des symboles héraldiques anciens en Bretagne.

Ce drapeau a été créé a priori sur le modèle des armoiries de Rennes et de drapeaux tels que celui des États-Unis ou de la Grèce, dans l'optique de moderniser le Mouvement breton par l'adoption d'un emblème reconnu comme plus moderne, le drapeau d'hermine étant jugé trop semblable au drapeau blanc fleurdelisé des royalistes français.

Il est à noter que le Gwenn ha Du reprend la disposition et la couleur des armoiries de la famille irlandaise Marshall, homonyme du créateur du drapeau.

 

Les bandes

Les 9 bandes rappellent les 9 pays historiques (appelées aussi pays et correspondant à peu près aux limites des anciens évêchés) ; schématiquement, la Cornouaille, le Léon, le Trégor et le Vannetais à l'ouest (dans ce qui est appelé communément la Basse-Bretagne) et les Pays Nantais, Rennais, de Saint-Brieuc, de Saint-Malo et de Dol à l'est (Haute-Bretagne)). Voir la liste des pays.

 

Le canton d'hermine

Le semé d'hermine rappelle les armoiries que les ducs de Bretagne utilisent depuis le XIIIe siècle. Le canton d'hermine est dit plain, c'est-à-dire sans nombre précis ; sur le drapeau toutefois les mouchetures sont habituellement au nombre de onze, disposées en quinconce sur 3 rangées l'une sous l'autre : 4, 3 et 4. D'autres drapeaux, plus rares en affichent 14 selon la séquence : 5, 4 et 5 ou 8 mouchetures en séquence 3, 2, 3. La pointe inférieure des mouchetures est presque toujours représentée avec 3 pointes, comme c'est l'habitude depuis le XIXe siècle.

À noter une différence courante de langage : en langage héraldique l'hermine désigne une fourrure mouchetée de noir, alors que sur ce drapeau le mot "hermine" désigne couramment la moucheture. A noter aussi une double évolution de sens : dans l'imaginaire actuel, la moucheture maintenant appelée "hermine" symbolise l'animal, alors qu'en héraldique elle représente simplement la queue noire de l'animal attachée par couture ou agrafe à la pelisse blanche. L'évolution de sens est liée au dessin qui présente une ressemblance morphologique avec l'animal entier.

Sources d'inspiration du Gwenn ha du

L'échiqueté de Dreux

Pierre de Dreux, cadet de sa famille, se vit attribuer une brisure fréquente chez les prince voués à la cléricature : un franc-quartier d'hermine. Ce prince fut imposé en 1212 par le roi de France Plilippe-Auguste comme mari à la duchesse Alix. Celle-ci ne disposant pas d'armoiries, Pierre Mauclerc usa de ses propres armes comme duc Baillistre de Bretagne et ses successeurs firent de même. Pendant un siècle les écus et les bannières des princes bretons porteront l'échiqueté de Dreux au franc-quartier d'hermine. Le duc de Bretagne étant aussi comte de Richemont, du moins quand le roi d'Angleterre lui reconnaissait la jouissance de cet "honor of Richmond", les armoiries de ce comté furent identiques à celles du duché.

Bien que Morvan Marchal n'ait rien dit à ce sujet, on peut remarquer que les dispositions générales de son "gwenn ha du" sont proches de celles de la bannière de Mauclerc : un quartier d'hermine sur un champ rayé ou à damier.

 

La bannière d'hermine

En 1316, quatre ans après son avènement Jean III abandonna l'échiqueté de Dreux, pour le semé d'hermine, dit en héraldique française "bannière d'hermine plain". Les raisons de cette modification tardive (les changements d'armoiries étaient rares au XIVe siècle chez les grands princes) et remarquable ont été analysées par Michel Pastoureau[1] :

1) Jean III entretenait d'exécrables relations avec avec sa marâtre Yolande de Dreux (mère de son demi-frère Jean de Montfort) et était en procès avec elle au sujet de l'héritage de son père le défunt duc Arthur II. Yolande, issue de la même famille de Dreux que Jean III, portait les mêmes armes que lui. Or l'héraldique médiévale était un élément du droit. Porter les armoiries ducales signifiait partager l'autorité et les propriétés ducales. Jean III ne pouvait l'accepter de sa marâtre et puisqu'il ne pouvait lui interdire le port des armes de Dreux, il aurait décidé d'en changer lui-même.

2) Le fait que ces armoiries de Dreux étaient brisées (la bordure de gueules) et surbrisées (le franc-quartier d'hermine) signalait qu'elles étaient les armes d'un cadet, peu convenables pour une grande principauté. Elles faisaient aussi de la Bretagne une dépendance héraldique du petit comté français de Dreux. Des armes simples qui lui soient propres étaient souhaitables pour la Bretagne de ce point de vue.

3) Les couleurs de l'échiqueté d'azur et d'or indiquaient au [[XIIIe siècle}} le cousinage capétien avec les rois de France, élément alors valorisant. Mais au XIVe siècle, les fleurs de lys étant devenues l'élément central de l'héraldique royale française, l'échiqueté avait perdu son prestige initial.

4) La fourrure d'hermine avait gagné en valeur du XIIIe siècle au XIVe siècle, et doublé celle du vair (ou petit-gris), auparavant plus cotée. L'hermine était désormais perçue comme la fourrure des rois et des juges.

5) Surtout le semé d'hermine répondait, esthétiquement et symboliquement, au semé de fleurs de lys des rois de France.

Cette représentation avec des mouchetures d'hermine de nombre et de forme variables est reprise dans les armes de plusieurs villes. Actuellement, les escadrons de la Gendarmerie française en Bretagne portent un écusson d'hermine plain comme signe distinctif, presque semblable à l'écu ducal. En Limousin la gendarmerie porte l'écusson des Penthièvre, cadets de Bretagne héritiers du Limousin : "d'hermine à la bordure de gueules" (avec un encadrement rouge).

Le nombre et la forme des mouchetures d'hermine, ou queues d'hermine, varie selon le temps, le lieu et l'artiste qui les représente, sans que cela ait aucune signification autre qu'esthétique. Elles ont à leur base de neuf à trois pointes, voire une seule. À leur tête, trois mèches ou trois points figurent les points de couture par lesquels on fixait les queues d'hermine à la fourrure. Au contraire des fleurs de lys, les queues d'hermine ne se coupent pas au bords du drapeau ou de l'écu, lorsqu'elles sont représentées selon la tradition bretonne.

Morvan Marchal souhaitait affranchir la Bretagne du vieux drapeau d'hermine qui représentait pour lui une politique conservatrice qui avait failli à relever la Bretagne, mais il en garda cependant un canton, indispensable pour que son nouveau drapeau puisse être perçu comme breton.

 

Les emblèmes à croix noire

Le choix des couleurs pour les bandes du drapeau est probablement hérité du Kroaz du. Il a été avancé sans preuve que la croix noire sur fond blanc (« d'argent à la croix de sable » en langage héraldique), appelée aujourd'hui Kroaz du ("croix noire" en breton), aurait été accordée en 1188 par le pape aux croisés bretons comme signe de reconnaissance, en même temps que des croix rouges, blanches, jaunes et vertes pour les autres peuples croisés. (drapeaux toujours utlisés de nos jours, par des pays comme le Danemark, la Suède ou la Norvège.)

En fait la croix noire n'est attestée qu'au XVe siècle dans la documentation écrite comme dans l'iconographie. Il semble que Jean IV, en exil à plusieurs reprises et sur de longues périodes à la cour d'Angleterre, y ait été influencé par ses usages : Les Anglais utilisaient la croix rouge depuis le XIVe siècle comme marque distinctive. Notons que c'est à cette époque, celle de la "guerre de cent ans" que se fixe l'usage des croix comme marque distinctive des nations en Occident :
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Angleterre : une croix rouge sur fond blanc;
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France : une croix blanche sur fond bleu puis parfois blanc;
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Bourgogne, alliée des Anglais : une croix de saint André rouge sur fond blanc.
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Écosse, alliée des Français : une croix de saint André blanche sur fond bleu;

Il y aura ensuite fusion des deux systèmes emblématiques bretons, la croix noire s'associant aux mouchetures d'hermine, comme on le voit sur des portulans du XVIe siècle. Ce pavillon à croix noire au canton d'hermine (dont le nombre de mouchetures différe selon les versions) aura plusieurs variantes en usage dans les ports de Brest, Guérande, Nantes ou Saint-Malo. La fin de l'indépendance bretonne et la création d'une flotte française sous un autre emblème (à croix blanche) démonétiseront les pavillons à croix noire qui disparaîtront petit à petit.

Morvan Marchal connaissait cet emblème, mais il a privilégié un autre dessin, résolument moderne et faisant table rase de la croix, trop connotée Ancien Régime.

On peut comparer le drapeau à croix noire à celui de la Cornouailles en Grande-Bretagne (la croix de saint Piran - blanche sur fond noir), qui en est l'inverse parfait.

Popularité du drapeau breton

Prémisses d'un drapeau national

Avant que le Gwenn ha du ne s'impose comme l'« emblème moderne de la Bretagne » (selon les termes de son créateur), le drapeau d'hermine, symbole du duché de Bretagne, en tenait lieu. Dès le XIXe siècle, le besoin d'identification se faisant sentir dans le mouvement breton, les drapeaux d'hermine, en différentes versions, ont ressurgi lors de nombreuses manifestations culturelles et religieuses (chrétiennes et druidiques).

Juste avant la Grande guerre, on redécouvre le drapeau herminé à croix noire qu'utilise la Fédération régionaliste de Bretagne, mais il restera cantonné à des mouvements catholiques, notamment le mouvement scout Bleimor.

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L'utilisation par les mouvements nationalistes et autonomistes d'avant-guerre

Le Gwenn ha du a été créé par Morvan Marchal, membre de différentes organisations nationalistes et autonomistes, et rédacteur du journal Breiz Atao. Le drapeau qu'il créa fut utilisé par ces mouvements et aussi pour représenter la Bretagne à l'extérieur.

En 1925, le journal Breiz Atao salue la création du drapeau, dans un article titré « Pour un drapeau de l'U.Y.V. » :

« On a vu dans notre dernier numéro l'intéressante initiative que nous devons à un groupe de nos amis les plus sûrs, et particulièrement à Ronan Rickwaert » 

(in Breiz Atao n° 83, 11/1925, p. 615). La paternité de ce drapeau n'est pourtant pas attribuée à Ronan Rickwaert, mais bien à Morvan Marchal.

La première grande apparition du drapeau date de l’exposition des Arts Décoratifs de Paris en 1925. Le but des mouvements bretons est de faire du Gwenn ha du un « drapeau national breton » ; il fut adopté comme tel en 1927, lors du Congrès du Parti autonomiste breton, regroupant ceux qui se présentaient comme nationalistes, autonomistes ou fédéralistes.

Après des contacts entre les nationalistes et l'ambassade d'URSS à Paris, dans la période 1929-1932, l'Association des Bretons émancipés, une organisation proche du PCF, adopte ce drapeau quand Staline ordonne au PCF de soutenir les autonomistes alsaciens et bretons liés aux pangermanistes hostiles au Traité de Versailles contre les tenants du Traité de Versailles, dont le gouvernement français.

Il fut également choisi en 1937 pour flotter sur le pavillon de la Bretagne de l'Exposition universelle où exposaient les artistes modernistes bretons regroupés dans le mouvement Ar Seiz Breur.

A la même époque, Morvan Marchal expose sa vision du drapeau qu'il a créé :

« Ce drapeau, qui, je le répète, n'a jamais voulu être un drapeau politique, mais en emblème moderne de la Bretagne, me paraît constituer une synthèse, parfaitement acceptable de la tradition du drapeau d'hermines pleines, et d'une figuration de la diversité bretonne. [2] » 

(in "Breiz Atao", n° 288, 31/10/1937, p. 2, « Le drapeau breton », qui reproduit un article de Marchal paru dans Ouest-Eclair de la même année)

En 1986, une étude sur Marchal précise : « le drapeau semé d'hermines a été l'emblème officiel du duché de Bretagne (…). Pourtant, les jeunes de Breiz Atao veulent l'abandonner, à cause de la confusion (…) avec les fleurs de lys des royalistes. Marchal et Rickwaert trouvent dans les armes de la ville de Rennes matière à inspiration » (Dalc'homp Soñj, n° 17, 1986, p. 22, « Morvan Marchal, 1900-1963, créateur du Gwenn ha Du », Jakez Gaucher)

En 1937-38, le Gwenn ha Du commence à être connu et donne lieu à une querelle : par journaux interposés, les tenants du drapeau d'hermines dit "traditionnel" défendent leur drapeau face aux tenants du drapeau à rayures dit "moderne" ou "Gwenn ha du". Ces drapeaux feront l'objet d'un choix quasi politique assez marqué avant-guerre : les "modernistes" proches de Breiz Atao utilisent surtout le Gwenn ha du, alors que les pélerins des pardons et autres fêtes religieuses, mais aussi de nombreux bagadoù, utilisent le drapeau d'hermine.

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Le renouveau du Gwenn ha du

Ce dernier cédera le pas petit à petit devant le nouveau drapeau. Après la guerre, le Gwenn ha du, à cause de sa connotation séparatiste, se fait plus discret. Malgré tout, il s'impose progressivement face au drapeau herminé, porté par le sel de la subversion, élément qui fut essentiel dans son succès auprès des Bretons.

Le 27 mai 1965, l'équipe de football de Rennes l'emporte sur Sedan lors d'un match comptant pour la coupe de France, et c'est un déferlement de Gwenn ha du. L'onction populaire touche le nouveau drapeau breton, qui devient LE drapeau breton. Aujourd'hui, bien que n'ayant pas de statut administratif officiel, le « Gwenn ha du » a perdu sa connotation séparatiste et flotte sur la plupart des mairies et sur de très nombreux bâtiments publics, symbole d'unité et de diversité de la Bretagne. Il est de toutes les fêtes bretonnes ; dans les défilés, la tradition veut que le porte-drapeau le tienne à bout de bras. Le drapeau d'hermine n'a pourtant pas disparu, il est encore utilisé par plusieurs bagadoù et flotte toujours devant plusieurs mairies et maisons bretonnes. De même, le "Kroaz du" non herminé se voit de-ci de-là, surtout en mer.

À noter que la région Bretagne utilise le Gwenn ha du à côté d'un drapeau chargé de son logo, dont la nouvelle version réalisée en 2005 comporte une moucheture d'hermine.

LE Kroaz du

Kroazdu
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Le Kroaz Du fut l'un des tous premiers drapeaux utilisé par les Bretons. C'est le plus ancien drapeau breton connu.

Historique

On attribue son origine à la Troisième croisade (1188) et à la nécessité de ce distinguer des autres nation de l'époque (La France, croix blanche; les Anglais, croix rouge sur fond blanc; les Flamands, croix jaune).

Même si aucun texte de l'époque ne fait mention de la croix noire des Bretons, on peut estimer que ce drapeau date de cette époque.

Il fut en son temps très connu, puisqu'arboré par les navires bretons qui sillonnaient les mers. Après 1532 le Kroaz-du est encore utilisé par la marine, en particulier par l'Amirauté. Il est modifié et on voit apparaître un filet noir (resarclé). L'Amirauté est abolie par Richelieu en 1626, puis rétablit par Louis XIV, puis abolie de nouveau à la Révolution française en 1789.Les rois de France, qui lui reprochaient de trop rappeler l'état breton, le remplacèrent par la bannière herminée, au moment de la perte de l'indépendance bretonne.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, il fut utilisé par des pro-Allemand ce qui lui attira une mauvaise image lors à la libération et ce pendant une longue période. Actuellement, il réapparait et on le voit régulièrement dans les manifestations de défense de la culture et de la langue bretonne.

L e Triskell

triskell
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Le triskel, ou triskell, ou triskèle ou encore triscèle (du grec τρισκελης, "triskélès" qui signifie "à trois jambes") est un symbole représentant trois jambes humaines (triskèle du premier type), ou aussi de trois spirales entrecroisées (triskèle du second type) ou tout autre symbole avec trois protubérances évoquant une symétrie de groupe cyclique C3.

C'est le symbole celte par excellence, il est présent sur le drapeau de l'île de Man. Il représente trois spirales qui divergent à partir d’un même point central. Ses premières représentations remontent à l'époque de La Tène (second âge du fer, Ve - IIe siècle avant J-C).

Le symbole existe également en Sicile (même représentation, également au centre du drapeau) et en Irlande.

 

Signification

De nombreuses significations ont été avancées sans qu'une seule puisse être privilégiée :

  • dans la mythologie celtique, il peut représenter les 3 dieux principaux : Lug, le dieu primordial, le Dagda et Ogme. Il évoque aussi le caractère trinitaire de la déesse unique ou la roue solaire (attribut du Dagda).
  • au niveau social, il peut représenter les trois classes de la société celtique : la classe sacerdotale (druides, bardes et vates) qui a la charge du sacré, du religieux et du pouvoir, la classe guerrière s'occupe du domaine militaire et la classe productrice gère les besoins de la population et des autres classes.
  • dans un autre registre, il est censé représenter les quatre éléments : l'air, le feu et l'eau - la terre étant le nœud central des branches.
  • il peut aussi représenter la continuité du temps qui passe : passé-présent-avenir ; ou encore les trois âges de la vie (jeunesse, âge mûr, vieillesse).
  • Le triskèle en spirale semble être un symbole solaire.

Sa représentation peut être dextrogyre, en ce cas c'est un symbole positif et bénéfique ; s'il est sinistrogyre, l'interprétation est contraire.


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